Bonjour, malgré le déménagement-aménagement un peu cahotique dans mon nouveau lieu de vie, je reprends la plume virtuelle des touches de clavier, ne négligeant cependant pas le pinceau et l'encre, indispensables à mon équilibre.

Alors, ne pouvant résister à l'appel du grand bleu et lassée d'appliquer l'enduit sur les murs de mon futur local de travail, j'ai filé vers deux toiles se trouvant à proximité et comme évidemment, des bouts de tralatane trainaient par là eh bien... ce qui devait arriver, arriva , et voila le résultat.

dans les plis de l arche 003

et l'encre dans tout ça?

après les couches d'enduit, le tissu mouillé qui impose ses plis, le brillant et gras de la peinture à l'huile, l'encre dans ses bleus choisis, pose indélébile et immuable ses accents de tendresse, de vigueur , de transparence .

L'encre vit sa vie, elle est imprévisible, difficile à dompter comme le flot de l'eau, elle n'autorise pas la retouche, l'erreur et la mainpuler du bout du pinceau exige maitrise et lâcher-prise en même temps. à peine posée elle file, s'incruste dans les couches pré existantes . il faut observer et autoriser ses dérives, s'en accomoder et oser la défier pour aller parfois, plus loin, ajouter une tonalité plus forte et surtout savoir s'arréter avant de perdre le juste équilibre des matières, des formes, des intensités.